El Carpio, dans la province de Cordoue, sera l’emplacement final de l’Âne Géant
-L’Âne Géant, une sculpture publique de Fernando Sánchez Castillo conçue pour La noche en blanco, sera transféré dans la localité cordouane d’El Carpio.
-Le jury, formé par l’auteur de l’œuvre, Fernando Sánchez Castillo, le commissaire invité de La noche en blanco, Rafael Doctor, le commissaire et critique d’art, Octavio Zaya, et le directeur de La noche en blanco, Pablo Berástegui, a particulièrement apprécié l’engagement soutenu d’El Carpio vis-à-vis de l’art contemporain, ainsi que l’emplacement choisi pour l’œuvre.
-La sculpture quitte aujourd’hui même son emplacement à Atocha pour être transférée dans la province de Cordoue.

Madrid, 4 septembre 2009
L’Âne Géant, sculpture réalisée par Fernando Sánchez Castillo pour La noche en blanco 2009, quitte aujourd’hui son emplacement à Atocha pour être transféré dans la localité cordouane d’El Carpio, conformément à la décision du jury. « El Carpio a fait preuve au cours des dernières années d’un ferme engagement vis-à-vis de l’art contemporain, en dépit de ses ressources modestes, et offrait en outre un emplacement idéal pour cette sculpture », ont signalé les membres du jury. L’âne sera situé sur les terrains du Duché d’Albe à côté d’un nœud de communication comprenant l’autoroute du Sud.
Cette localité, située à quelques 30 kilomètres de la ville de Cordoue, qui compte un peu plus de 4 000 habitants, organise depuis 2002 des journées d’intervention artistique dans l’espace naturel et urbain « Scarpia ». Des artistes tels que Daniel Canogar, Maider López, Rogelio López Cuenca ou Fernando Sánchez Castillo lui-même ont participé aux différentes éditions. En outre, la localité veut créer à l’avenir un centre public de documentation autour de l’art et l’année prochaine l’édition de ‘Scarpia’ aura pour titre « Art : flore et faune ». Par ailleurs, El Carpio a démontré « le lien existant entre l’âne et ses habitants, un lien affectif mais aussi nostalgique envers ce compagnon de travail si cher à tant de gens dans ce village », ont souligné les responsables. Finalement, l’âne cordouan est l’une des rares espèces autochtones en danger d’extinction.
Fernando Sánchez Castillo, dont les œuvres offrent généralement une réinterprétation de l’histoire et des symboles espagnols, a souligné à plusieurs reprises que « face aux autres symboles animaux espagnols comme le taureau ou le cheval, l’âne représente le quotidien des gens simples, le travail et la constance ».